La gestion des RH comme levier de la maîtrise des finances locales

La Cour des Comptes a rendu public un rapport, fruit d’un travail commun avec les chambres régionales des comptes, sur la situation financière et la gestion des collectivités territoriales et de leurs établissements publics. Globalement, ce rapport révèle une situation financière améliorée des collectivités locales avec néanmoins d’importantes disparités :

  • Cette amélioration semble adressée plus spécifiquement les communes et les groupements intercommunaux.
  • Les départements, soumis à la croissance de leurs dépenses sociales, ont seulement pu freiner l’érosion de leur épargne.
  • Les régions ont globalement connu l’évolution la plus défavorable mais ont continué à investir davantage.

Ces disparités sont également remarquables au sein de chaque catégorie de collectivités suite à la baisse de la dotation globale de fonctionnement qui est loin d’être uniforme et les efforts de gestion qui ne sont pas également répartis. La proportion des collectivités en grave difficulté financière reste préoccupante. L’éclaircie des finances locales n’est donc pas encore installée, ce qui présage des investissements prudents dans les projets de modernisation, notamment via le numérique.

L’une des voix préconisée pour améliorer la maîtrise des finances locales serait une meilleure gestion de la fonction publique territoriale : les leviers de maîtrise de la masse salariale sur lesquels les collectivités locales pourraient agir davantage sont par exemple les effectifs, le temps de travail, la gestion des carrières et les régimes indemnitaires… Autant de fonctions à améliorer pour lesquelles l’outillage semble insuffisant ! Par exemple, la rationalisation des effectifs passe par une remise à plat des missions et une estimation rigoureuse des besoins correspondants :  une meilleure gestion prévisionnelle des ressources humaines (GPRH) permettait aux collectivités d’anticiper l’évolution de leurs besoins en personnel.

A ce titre, les décideurs de collectivités locales interrogés par MARKESS placent en première position l’implémentation de nouveaux modules de leur logiciel RH d’ici 2016 et au-delà, en particulier pour mieux gérer la gestion prévisionnelle des emplois et compétences.

Accéder au rapport de la Cour des Comptes

Source : MARKESS, Cour des Comptes

Alertes Secteur Public & Digital N°10 – Vol.14

Stratégie digitale des territoires : vers un socle de services communs ?

Lors de la 27ème convention de l’Assemblée des communautés de France (ADCF) consacrée aux « stratégies digitales de territoires », de nombreux intervenants se sont accordés sur l’importance du numérique aussi bien au sein de grandes agglomérations que de commune rurales. Or la fracture semble encore bien présente entre ces deux profils de territoire : la continuité des services numériques de la ville à la campagne reste un enjeu de taille. Sont pointés du doigt au sein des territoires ruraux, la fracture réseau, le manque de ressources financières et le manque d’ingénierie.

Quelle solutions concrètes pour parer à ces manques ? La mutualisation et la création d’un socle de services communs à un territoire peuvent être une réponse comme l’envisage le département du Val d’Oise.

Alors que ce dernier s’équipe en réseau très haut débit, son ambition va au-delà : la collectivité annonce en effet des projets numériques ambitieux dont la construction d’un centre de données (datacenter) à horizon 2018. Celui-ci sera installé sur le site de l’ancienne centrale à charbon de Champagne-sur-Oise. Il permettra de centraliser les données de différentes administrations comme les universités et hôpitaux locaux, mais aussi de plusieurs conseils départementaux voisins, ou encore du conseil régional d’Île de France. Ces acteurs s’organiseraient sous la forme d’un GIE. L’étape suivante sera de constituer un socle de services numériques pour de nombreux acteurs publics.

En savoir plus sur la convention de l’assemblée des communautés de France

En savoir plus sur le datacenter du Val d’Oise

Source : Localtis

Alertes Secteur Public & Digital N°10 – Vol.14

Europe : évolution de l’administration numérique

Une étude européenne sur les services publics numériques montre qu’ils sont de plus en plus accessibles mais encore imparfaits et inégalement répartis entre pays européens. Une diagonale de pays moteurs en la matière se concrétise du sud-ouest au nord-est de l’Europe. Ces derniers montrent en effet des marges de progrès remarquables depuis les analyses des années précédentes, en particulier concernant les indicateurs suivants :

- La stratégie centrée sur l’usager : si les services sont numériques, il doivent également être pensés selon la perspective de l’usager en améliorant la facilité et la rapidité de l’usage.

- La transparence : les Etats ont un devoir de transparence quant à leur performance, leurs méthodes de traitement des services et les données personnelles impliquées.

- La mobilité entre Etats : l’administration numérique doit pouvoir s’envisager sans rupture d’un pays à un autre, ce critère est encore insuffisamment rempli.

- Les briques technologiques clés : cinq éléments techniques majeurs sont identifiés à savoir l’identification électronique, la gestion électronique de documents, l’authentification des sources, la confiance numérique et l’identification unique.

Pour relever ces nouveaux défis, la commission européenne a lancé un nouveau programme d’actions pour une administration numérique en avril 2016.

En savoir plus

Source : europa.eu

Alertes Secteur Public & Digital N°10- Vol.14

L’open data se met en ordre de marche

La Loi pour une République Numérique ayant été publiée le 7 octobre dernier, la législation généralisant l’ouverture des données publiques pour les collectivités au-dessus de 3 500 habitants va entrer en application. Afin d’accompagner les collectivités locales sur ce nouveau chantier, l’association Open Data France a été missionnée pour définir les mesures d’accompagnement. Comme il avait déjà été annoncé, la première mesure consistera à définir un socle commun de données en accord avec les collectivités, avec par exemple les budgets, les résultats électoraux, les plans locaux d’urbanisme (PLU), les données de transports, etc. La formation des agents à l’open data passerait par la création d’un certificat open data attribué aux organismes de formation de la fonction publique, afin d’homogénéiser les méthodes. Le déploiement de ces mesures passerait par des tests sur un échantillon de collectivités, constitué de différents échelons (2 régions, une en propre et une à travers un syndicat mixte numérique ; 2 préfectures ; 2 départements, dont un à travers un syndicat mixte numérique ; 2 EPCI, grande métropole et agglomération de taille moyenne).

Lire le rapport de Open Data France

Source : opendatafrance.net

Alertes Secteur Public & Digital N°10 – Vol.14

Processus documentaires : de forts besoins en workflow du secteur public

L’optimisation des processus documentaires du secteur public est un mouvement qui se renforce mais qui reste néanmoins plus ou moins mature selon chaque administration. Si les efforts se sont souvent concentrés ces dernières années sur la dématérialisation des documents entrants (soit par le biais de la numérisation, soit en incitant à la réception de documents numériques) et sortants (réponse en pièce jointe par mail, espace en ligne de téléchargement de documents….), la priorité est désormais à l’optimisation du traitement de ces documents en interne afin d’éviter la re-matérialisation entre la réception et la diffusion. L’automatisation des étapes de la validation des documents et la mise en place d’une traçabilité fiable revêtent un caractère très important : l’atteinte de ces objectifs se concrétise en particulier par l’activation de workflows. En effet, 82% des décideurs du secteur public interrogés dans le cadre du Programme FLOW de MARKESS, dédié à la dématérialisation et à la gestion des processus documentaires, affirment avoir des besoins dans ce domaine.

Ce besoin des décideurs du secteur public en faveur de workflows est plus prononcé que celui des décideurs travaillant au sein d’entreprises privées (banque/assurance, industrie, distribution/commerce, opérateurs…). Face à ce besoin affiché, près d’un décideur sur deux du secteur public avance être déjà équipé et plus d’un tiers d’entre eux le prévoient d’ici 2018. Différents métiers sont concernés avec notamment par ordre de priorité la relation usager, la gestion financière, la gestion des ressources humaines et gestion de la production, la gestion des achats.

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Dans le cadre d’un programme dédié, MARKESS analyse en continu les pratiques, les besoins et les tendances associés à la gestion des processus documentaires avec le digital au sein des organisations (y compris celles du secteur public).

Quelques-unes de ces données sont distillées dans son e-Book

« Gérer les processus documentaires à l’ère du digital »

Alertes Secteur Public & Digital N°9 – Vol.14

Chorus Pro : une obligation qui n’est pas perçue positivement par tous les fournisseurs

L’obligation de passer à la facturation électronique pour l’ensemble des entreprises contractant avec l’Etat s’étale d’ici 2020 selon leur taille. Les TPE/PME ne perçoivent cependant pas le choc de simplification annoncé au travers de cette mesure., la facturation électronique les contraignant à mettre en place des mesures coûteuses.

Les factures pourront être transmises au portail Chorus Pro selon différents formats : PDF signé ou pas, flux dématérialisés, saisie direct de la facture dans le portail… Chacun de ces modèles obligent à des adaptations en interne chez les fournisseurs avec pour les PME/TPE ces deux modèles privilégiés :

- Pour le PDF non signés obligeant de mettre en place une piste d’audit fiable : opter soit pour un logiciel métier capable de gérer les flux dématérialisés, soit pour un service d’audit.

- Pour les PDF signés  : utiliser un logiciel le permettant et effectuer le paiement annuel d’un certificat reconnu par le RGS (référentiel général de sécurité).

Pour éviter ces frais récurrents, il reste la double saisie des données (dans leur logiciel interne et dans le portail Chorus Pro).

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Source : Silicon

Alertes Secteur Public & Digital N°9 – Vol.14

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