Aurélie Courtaudon

Aurélie Courtaudon Chargée d'Etudes Twitter : Aurelie_c

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Article par Aurélie Courtaudon

SIRH de l’Etat : un patrimoine conséquent à maîtriser

L’Etat, par l’intermédiaire de la DINSIC, lance une démarche ambitieuse qui consiste à répertorier son patrimoine applicatif de manière consolidée sur une plate-forme. Ce sont les ressources humaines qui ont été choisies pour expérimenter la démarche.

Cette première analyse a mis en évidence une forte hétérogénéité de la zone SIRH. Les données ont été remontées grâce à une solution de gestion de patrimoine applicatif, un format pivot permettant à tous les spécialistes des SIRH de décrire leurs ressources : soit en remplissant leurs informations SIRH en ligne via cette plate-forme, soit en informant la DINSIC qui se charge d’alimenter l’outil.

Parmi les informations remontées, la typologie des applications ainsi que leurs fonctions sont désormais documentées : combien d’applications portent une fonction donnée ? Quel est le porteur fonctionnel ? Quelles sont les applications majeures pour le ministère ?

700 applications peu ou pas reliées entre elles ont été recensées, ce qui représentent 80 projets. Les fonctions les plus couramment prises en compte sont la gestion RH, la paye et la pension. Des secteurs entiers restent délaissés comme la gestion des emplois, de la formation ou des compétences. Ont été constatées également de multiples redondances applicatives, conséquences de nombreux chantiers menés en silos et de réorganisations ministérielles.

Cette hétérogénéité pose la question de l’entretien et de l’évolution de ce patrimoine qui mobilisent des dizaines de milliers d’informaticiens (mises à jours technologiques, adaptation à la réglementation en constante évolution…). La modernisation des applicatifs implique une réécriture du code le plus souvent. Le pilotage de cet existant est donc conséquent avant d’avancer vers de nouveaux usages. « Pourtant, sans vision stratégique d’ensemble, la révolution numérique, pourrait se traduire par un nouvel empilement de silos ».

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Source : modernisation.gouv.fr

Alertes Secteur Public & Digital N°11 – Vol.14

Cloud computing & secteur public : une réconciliation proche ?

Lors de la Mission Ecoter du 12 octobre dernier, qui traitait du thème “du cloud à la gouvernance des données”, MARKESS a présenté les résultats d’une analyse sur les besoins, attentes et enjeux des collectivités avec le cloud computing, issue de son nouveau Programme Secteur Public & Digital.

72% des 114 décideurs du secteur public interrogés par MARKESS ont déjà recours ou prévoient de recourir au cloud computing (SaaS, PaaS, IaaS – privé/public) d’ici 2018, comme modèle pour opérer leurs chantiers numériques innovants et véritablement entrer dans l’ère de la transition numérique. Si ce modèle a longtemps été observé avec méfiance et a pris du retard en terme d’appropriation par la sphère publique par rapport aux entreprises privées, la donne semble évoluer aujourd’hui et pourrait signer l’avènement de nouvelles avancées dans son appropriation par les administrations françaises.

Le cloud computing offre en effet des possibilités en adéquation avec les défis auxquels doivent faire face les services publics à l’heure de la transition numérique :

  • Accéder à des infrastructures sans investir directement, en période de raréfaction budgétaire,
  • Faciliter la mise en œuvre rapide et agile de nouveaux services numériques à l’appui de ressources externes complémentaires,
  • Accélérer les usages, notamment en situation de mobilité mais aussi pour le partage de données au sein d’écosystèmes (logique de co-innovation, travail collaboratif…) ou encore pour enrichir et compléter des applications existantes et hébergées en interne.

Le principal frein au cloud computing au sein du secteur public reste lié aux risques sécuritaires et à une maîtrise approximative des enjeux juridiques sous-jacents selon plus d’un décideur sur deux du secteur public interrogés par MARKESS. Tous les profils d’administrations (ministères, collectivités…) s’accordent sur ce point et la récente note des ministères de l’intérieur et de la culture n’a pas manqué de les rappeler à l’ordre quant à l’importance de la localisation des données sur le territoire français.

Si de nombreuses administrations (en particulier les collectivités locales) ont déjà fait le choix d’applications en mode SaaS (Software as a Service) pour des fonctions traditionnelles de messagerie par exemple, elles sont toujours prudentes en ce qui concerne le recours à des infrastructures dans le cloud (IaaS). Dans ce domaine, elles privilégient plutôt des cloud privés dans leurs locaux ou chez un prestataire garantissant la localisation des données en France. Néanmoins, en l’absence d’adéquation de l’offre conforme à la législation française face à une demande croissante, les administrations sont parfois contraintes à se priver de solutions répondant à leurs attentes, ce qui suscitent aujourd’hui des impatiences…

La montée en puissance d’acteurs nationaux avec des offres d’un niveau identique à celui d’acteurs, notamment nord-américains, reconnus dans le domaine, serait une possibilité… Or, il semblerait que ces derniers soient en train de répondre aux spécificités du marché français et pourraient faire bouger les lignes avec le recours à des centres de données (datacenters) sur le sol français (cf. Salesforce, Amazon Web Services, Microsoft…). Il s’agit d’un signal fort de leur part démontrant l’intérêt qu’ils portent au marché français et leurs capacités à s’adapter pour prendre en compte ses particularités, avec à la clé un potentiel de développement pouvant toucher des millions de citoyens !

Alertes Secteur Public & Digital N°10 – Vol.14

Réforme de la commande publique : sourcing officialisé et dématérialisation renforcée

La réforme de la commande publique est entrée en application par décret le 25 mars 2016 :

- Elle officialise la technique du sourcing qui autorise les administrations à établir de nouvelles relations avec leurs fournisseurs en instaurant un dialogue en amont de la publication des appels d’offres. Le sourcing doit « permettre d’améliorer la performance et de mieux déterminer les besoins grâce à une meilleure identification du tissu économique ». C’est aussi une « bonne façon de permettre à des entreprises de se faire connaître ». Ces rencontres avec les fournisseurs doivent avoir lieu suffisamment en amont avant la publication du DCE pour amener de la réflexion.

- Elle renforce la dématérialisation, en particulier avec l’arrivée du Dume électronique (document unique de marché européen), mis en place par une directive européenne en 2014. Les principaux bénéfices attendus sont la réduction des coûts administratifs pour les opérateurs et le développement des marchés à l’export pour les entreprises françaises.

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Source : décision-achats.fr

Alertes Secteur Public & Digital N°10 – Vol.14