La donnée s’impose comme le sujet clé à adresser par les administrations françaises en 2017 à la fois du côté des administrations centrales et locales. Force est de constater que les managers publics saisissent de plus en plus l’impérieuse nécessité de mieux maîtriser ces données pour répondre à différents objectifs de leur action publique : anticipation des attentes usagers, évolution du territoire, ciblage de l’information, actions concrètes pour améliorer la réponse aux objectifs de performance de l’action publique (sécurité, fiscalité, transports, énergie, éducation, action sociale, logement…).

Les initiatives précurseurs de ces dernières années permettent de conforter le terrain : la création d’un administrateur général des données au niveau de l’Etat, les nombreuses initiatives open data de collectivités pionnières, la loi pour une République Numérique prévoyant la généralisation de la démarche pour toutes les communes de plus de 3 500 habitants, l’association Opendata France qui structure les démarches en proposant des méthodes éprouvées, des territoires expérimentaux retenus par l’Etat pour mettre en place ces méthodes…

L’entrée de la sphère publique dans l’univers des données est donc bien amorcée, et l’année 2017 est appelée à conforter ces démarches et à les généraliser au plus grand nombre d’administrations pour véritablement entrer dans l’ère du « big data territorial ».

Car les espoirs sont grands en regard du potentiel de données détenues par différents acteurs : collectivités, Etat, INSEE, IGN, OpenStreetmap, délégataires des services publics en charge de l’eau, des transports, de l’énergie, start-ups qui ne tardent pas à s’approprier ces données pour en tirer un service d’intérêt général… ou encore les données détenues par les usagers eux-mêmes.

Pour quel usage ?

Les possibilités offertes par une analyse maitrisée des données publiques  ne sont pas encore toutes perçues. Il s’agit notamment de :

- libérer la donnée pour la transparence démocratique,

- travailler sur la connaissance individuelle des usagers pour adapter le ciblage informationnel et éviter les campagnes massives d’informations coûteuses,

- tirer parti de la valeur de ces données pour des objectifs économiques.

L’atteinte de ces objectifs passera inévitablement par l’instillation d’une culture de la donnée à tous les échelons dans la mise en oeuvre des politiques publiques. C’est aussi le défi de l’année 2017 que devra relever le secteur public français.

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Exemples de l’analyse de données transports à la métropole de Rennes

La mise en place d’un service public de la donnée

Alertes Secteur Public & Digital N°12 – Vol.14