Après Louvois, l’ONP et SIRHEN, c’est au tour de SIRHIUS du Ministère des Finances d’être sous les feux de la critique de la Cour des Comptes. Les grands projets ministériels ne sont décidément pas évidents à déployer dans les conditions prédéfinies lors de leur lancement. SIRHIUS a vocation à devenir l’application unique de gestion des ressources humaines des différentes directions des ministères économiques et financiers. Celle-ci devra assurer la gestion administrative des agents, la gestion du temps de travail et des absences et la pré-liquidation de la paie. Les bénéfices escomptés sont : un regroupement des services RH des directions du ministère dans une dizaine de centres de services (CSRH), une baisse des coûts de maintenance informatique et des économies de fonctionnement.

Sont pointés du doigt :

- un surcoût de 23% lié à des problèmes techniques par les montées en versions successives du progiciel HR Access,

- les compétences réparties entre plusieurs directions : le secrétariat général assume la maîtrise d’ouvrage stratégique, la DGFiP et sa « mission SIRHIUS » se chargent de la maîtrise d’ouvrage opérationnelle et de la maîtrise d’œuvre du projet. Quant aux directions métiers, elles conservent la maîtrise du calendrier de déploiement du projet, ainsi que les modalités de mise en œuvre de leurs CSRH,

- Un retard dans les déploiements.

Bercy mesure néanmoins à la clé un gain de 569 ETP ou équivalents temps plein (soit 32,9 millions d’euros en 2020).

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Source : Silicon

Alertes Secteur Public  Digital N°9 – Vol.14