Les collectivités locales françaises ont un rôle à jouer dans l’instauration d’une souveraineté numérique dont l’objectif est de conserver une indépendance nationale tant sur le plan technologique que des libertés individuelles face aux géants de l’internet. Nombre de propositions allant en ce sens sont évoquées : soutien aux PME grâce à des marchés publics favorisant l’allotissement, critères au sein des marchés précisant la localisation et la sécurité des données, attribution des marchés avec la garantie de la protection des données personnelles, conservation de la maîtrise des systèmes d’information par chaque collectivité, mise en place d’une politique industrielle locale puissante pour soutenir les startups… Néanmoins, ces mesures ont un coût non négligeable pour la sphère locale, qui en parallèle connaît de profonds bouleversement organisationnels à l’image des régions. Ces dernières sont en effet concentrées, dans l’immédiat, sur la stabilisation de leur nouvelle organisation et doivent faire face à des choix cruciaux en termes d’économies de fonctionnement pour réussir leur fusion, en particulier sur le plan RH : coupe de personnel, non reconduction de CDD, suppression de doublons (cadres A, chefs de services) tout en répondant à leurs obligations de reclassement professionnel. Les systèmes d’information associés sont potentiellement candidat à des évolutions nécessaires.

Pendant ce temps, le numérique trace malgré tout son sillon jusque dans les campagnes, notamment grâce aux réseaux sociaux : un classement révèle le dynamisme des élus de petites communes sur Twitter. Contre toute attente, le champion est issu d’une commune bretonne, maire de Ploemeur avec 88 600 tweets. Les têtes d’affiches habituelles (maire de Bordeaux, Paris…) sont reléguées loin derrière. L’intérêt de ce classement réside surtout dans le constat que l’usage se démocratise, gagnant des élus de petites villes.

Du côté de la capitale, l’Atelier Parisien d’Urbanisme lance sa nouvelle plate-forme open data présentant 60 jeux de données sur le périmètre de la Métropole du Grand Paris : 700 000 parcelles, 1 000 000 de bâtiments, 140 000 voies et 15 000 équipements. L’utilisateur peut désormais se saisir de nombreuses données inédites comme les fonds de plan de référence, les projets urbains, les équipements publics, les ressources et besoins énergétiques, les données sur l’eau, la végétation et les déchets, les données statistiques socio-démographiques et sur les nouvelles économies…

La souveraineté numérique dans les territoires

La fusion des services dans les Régions

Réseaux sociaux et élus

Atelier parisien d’urbanisme : portail open data à l’échelle du Grand Paris

Source : lagazette.fr, usine-digitale.fr

Alertes Administration Numérique N°5 – Vol.14