Le directeur interministériel du numérique et des systèmes d’information et de communication de l’Etat, Henri Verdier, présente lors d’une interview ses ambitions et l’état d’esprit dans lequel travaille la DINSIC. Promu DSI de l’Etat en septembre 2015, il est à la tête d’une DINSIC élargie regroupant le RIE (réseau interministériel de l’Etat), le service administration numérique du SGMAP, Etalab, l’administrateur général des données et l’incubateur de start-up d’Etat (10 projets en cours).

Le rapprochement de ces différentes entités a été motivé par la volonté générale d’infuser la culture du numérique au sein des services de l’Etat. Une stratégie d’ensemble s’est imposée afin d’éviter les divergences entre le socle et les applications, les urbanistes et les agilistes, la sécurité et l’ouverture, et trouver la bonne articulation entre back-office et front-office. Il s’agit bien de garantir les compatibilités entre ces différents métiers du numérique pour tirer toutes les conséquences de la révolution numérique. La DINSIC cherche à impulser de nouvelles logiques d’action publique issues de la culture numérique et n’a pas vocation à construire un nouveau système d’information : elle est au service des projets des ministères.

Henri Verdier affirme que la réduction des dépenses informatiques de l’Etat est toujours d’actualité, notamment en maîtrisant mieux les relations avec les fournisseurs et en s’organisant collectivement pour la réalisation des projets. Néanmoins, l’investissement informatique doit se poursuivre : il est un atout important pour dégager des économies grâce aux gains de productivité.

La clé de la maîtrise des investissements informatiques réside donc dans la manière de conduire les grands projets afin d’éviter les échecs tels que Louvois ou l’ONP : la culture de l’agilité est la principale réponse selon le directeur de la DINSIC (projets pensés en séquences plus courtes avec une création de valeur vérifiable à chaque étape). Il évoque aussi l’interopérabilité grâce aux APIs de l’Etat plate-forme (France Connect), la rénovation des systèmes d’information des administrations territoriales de l’Etat (préfectures), la science des données (data science), les efforts de mutualisation d’infrastructures (par exemple le cloud laisse la possibilité d’innover sans avoir à financer dans des infrastructures en propre).

1ère partie de l’Interview

2ème partie de l’interview

Source : silicon.fr

Alertes Administration Numérique N°1 – Vol.14