Qualité, Sécurité, OpenData

Le secteur public dispose d’une manne de données considérable, dans de nombreux domaines (santé, culture, budget, géographie, social, équipement…), dont les espoirs sont grands quant aux perspectives de leur exploitation pour améliorer les différentes missions du service public. La prise de conscience du potentiel à venir est à ses prémices, les véritables projets avec des fonctions analytiques et prédictives étant encore minoritaires au sein des organisations publiques.

Quels sujets préoccupent le plus les décideurs ?

En 2015, plus de 50% des décideurs du du secteur public interrogés placent la qualité des données largement en tête de leurs préoccupations. Ce sujet est plus préoccupant pour ces décideurs que pour ceux d’autres secteurs d’activités interrogés en parallèle (banques/finances/assurance, distribution/commerce, industrie, opérateurs de services d’utilité publique) dont seuls entre 20% et 40% le mettent en avant.


Serait-ce là le principal frein des organisations publiques réduisant leurs ambitions en faveur de chantiers analytiques plus élaborés ? Le patrimoine informationnel du secteur public nécessiterait en effet une mise à niveau des données pour garantir leur fiabilité et, en conséquence, celui des enseignements à en tirer. Un pré-requis nécessaire qui est également concurrencé par deux autres enjeux de taille, optimiser la sécurité et la confidentialité des données ainsi qu’ouvrir les données publiques (open data).

L’open data soutenue par les opérateurs de services

La bonne nouvelle revient aux opérateurs de service d’utilité publique (télécoms, eau, électricité, gaz, transport, traitement des déchets) qui se démarquent largement des autres secteurs d’activité en attribuant, pour 42% des décideurs de ce secteur interrogés, de l’importance à l’enjeu d’ouverture et de partage de leurs données. Ils sont en tête des secteurs interrogés sur ce point, suivi du secteur public. Les collectivités locales devraient se réjouir de ce constat, regrettant souvent que leurs données soient entre les mains de leurs délégataires et se trouvant dans l’impossibilité de mettre en oeuvre une véritable stratégie d’ouverture de leurs données avec l’ensemble des acteurs détenteurs du patrimoine de données publiques.

Dans le cadre d’un programme dédié, MARKESS analyse tout au long de l’année 2015 les pratiques, besoins et tendances associés à la gestion de l’information et des données au sein des organisations (y compris celles du secteur public). Quelques-unes de ces données sont d’ores et déjà distillées dans son e-Book  « Big data, analytique et gestion des données ».

Alertes Administration Numérique N°6 – Vol.13