Les services informatiques de l’Etat, sous l’égide de la DISIC, professionnalisent leur utilisation des logiciels libres : il n’est plus question de recourir à ces logiciels de façon bénévole, opportuniste et au sein d’un cercle restreint de passionnés. Depuis ces dernières années les ministères s’appuient sur le SILL (Socle Interministériel des Logiciels Libres) pour sélectionner le logiciel libre correspondant à une fonctionnalité donnée. Le SILL, composé de représentants des différents ministères, a en effet pour rôle majeur, de référencer une sélection de logiciels libres. Parmi ses membres, l’un d’eux s’engage à éprouver la solution et à en valider les dernières versions, évitant ainsi aux autres ministères « d’évaluer séparément les solutions matures, celles qui émergent, celles qui ont le vent en poupe ou celles qui déclinent ». Cette restriction des logiciels libres contribuent également à la rationalisation du systèmes d’information de l’Etat, à une maintenance simplifiée et à une meilleure interopérabilité.

Les enjeux des logiciels libres dans les administrations ne sont néanmoins pas tous couverts par le SILL : il reste à favoriser l’appropriation des logiciels libres dans les DSI des ministères en leur procurant un accompagnement au déploiement et un partage des compétences. Le SILL tente de répondre à ce besoin en publiant des guides d’accompagnement basés sur des retours d’expérience. Ce n’est cependant pas suffisant : la diffusion des logiciels libres passera inévitablement par une nouvelle gouvernance interministérielle dédiée, dont l’organisation reste à définir.

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Publication du nouveau socle interministériel de logiciels libres

Source : silicon.fr

Alertes Administration Numérique N°5 – Vol.13