L’Etat a arrêté sa stratégie cloud et opte pour une approche mixte, qui conjugue cloud privatif, hébergé par l’administration, et cloud public, qui repose sur des opérateurs externes.

Le cloud privatif adressera les applications métiers sensibles dont les données ne doivent pas être hébergées en dehors de l’administration. Il permettra de répartir de façon souple la puissance informatique entre ministères, alors que certains ont une capacité excédentaire à certains moments et d’autres sont en manque en parallèle. Le choix technologique pour ce cloud privatif se porte sur la solution open source Openstack, qui répond à la fois à des critères d’infrastructures (prouvés dans le cadre d’expérimentations) et de gouvernance (portail de haut niveau offrant des fonctions d’allocation et de supervision multi-site des ressources).

Le cloud public sera privilégié pour des consommations serveurs plus ponctuelles : environnements de test pour les développeurs, de projets réalisés en mode agile dont on ne connait pas précisément les ressources cibles, ou d’applications de data science dont la mise à l’échelle est mal définie en amont des projets. Si ce profil de cloud ne garantit pas le niveau de sécurité et de confidentialité, il est idéal pour apporter de la souplesse et une rapidité de déploiement que les ministères ne sont pas toujours en mesure de satisfaire.

Des passerelles technologiques rapprocheront les 2 types de cloud comme un portail de services qui permettra aux ministères de provisionner et de superviser sous une même console, les ressources hébergées dans ces clouds, que celles-ci émanent de l’administration ou d’un opérateur externe.

Dans l’étude de MARKESS 2013-2015 dédiée aux ministères et agences de l’Etat, les 40 décideurs interrogés privilégiaient pour la majorité d’entre eux d’entre eux un cloud privé externalisé chez un prestataire ou un cloud privé interne à leur administration.

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Source : Silicon.fr, étude MARKESS

Alertes Administration Numérique N°3 – Vol.13