L’Estonie, petit Etat de 1,3 million d’habitants, membre de l’Union européenne depuis 2004, se serait reconstruit grâce au numérique après son indépendance du bloc soviétique en 1991. Parmi les chantiers majeurs conduits grâce au numérique sont à noter une administration entièrement numérisée, des citoyens avec une identité numérique unique pour toutes leurs démarches (sauf le mariage, le divorce et les demandes de prêt), des données ouvertes et des données personnelles numériques protégées par leur inscription dans la Constitution, un cadre strict de gestion des données pour instaurer la confiance, le code enseigné à l’école et des hauts fonctionnaires formés au « design thinking* » pour innover en matière de service public.

Sur le plan économique, le statut de « e-resident » est également novateur : il s’agit d’un statut donné à des investisseurs étrangers (non résident dans le pays)  afin qu’ils puissent simplement créer une entreprise et ouvrir un compte en banque (démarche en ligne en moins de 30 minutes).

Si les conditions ne sont pas réunies pour suivre le même parcours en France (pays beaucoup plus grand, en phase de transformation et non de reconstruction), la formation au « design thinking » des fonctionnaires retient tout de même l’attention.

* En 2013, le gouvernement conclut un partenariat avec le Centre de Design Estonien (EDC) pour qu’il développe une série d’ateliers afin de former quelques hauts fonctionnaires aux principes du design et design thinking dans le but de repenser les interfaces des services publics en ligne, l’exploitation de leurs informations et les inadéquations entre les attentes des usagers et l’existant.

Accéder au rapport

Source : Renaissance Numérique

Alertes Administration Numérique N°2 – Vol.13