Le conseil général de Loire-Atlantique a fait analyser ses premières initiatives open data par un cabinet extérieur. Le constat est sans concession : après l’élan des premières actions en 2011, un essoufflement se fait ressentir et les retombées attendues ne sont pas au rendez-vous. Tout d’abord, après la mobilisation au départ pour le lancement du portail, il s’avère que les agents de la collectivité se montrent aujourd’hui peu impliqués dans la production des données, qui est ressentie comme une obligation légale et non comme une pratique intégrée dans chaque politique publique. En outre, il y a un manque de compétences spécifiques sur la donnée (profil expert data & IT pour le traitement de données et profil en charge de la valorisation des données) et une méconnaissance du cadre juridique sur les données personnelles. Le pilotage est, d’autant plus, réparti entre deux entités (mission développement de l’administration électronique et communication externe).

Dans la même logique, l’intérêt des citoyens reste faible et se cantonne à un microcosme et le retour sur investissement, évalué à 200 000 euros sur les trois premières années, reste modeste.

Le modèle sur lequel a été construit le portail reste néanmoins un point positif. Le portail est mutualisé entre le département, Nantes, Nantes Métropole et les Pays de la Loire, soient toutes les strates administratives. Chaque collectivité a également sa plate-forme, mais toutes les données des autres partenaires sont accessibles des quatre plates-formes. Ce point positif comporte malgré tout une limite : les querelles du mille-feuille territorial (rôle de la Région) ravivant la question du leadership pour ce portail.

Une démarche open data doit donc intégrer, au-delà de la communication, les aspects techniques, organisationnels, politiques, communicationnels et sociologiques de l’administration.

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Source : lagazette.fr

Alertes Administration Numérique N°8 – Vol.12