Après l’apparition des premières plates-formes de collectivités locales dédiées à l’open data ces dernières années, ce mouvement prend une nouvelle dimension suite aux premiers enseignements de ces expérimentations. Force est de constater que la réutilisation de ces données n’est pas innée, tant par les collectivités que par des acteurs tiers. Un certain nombre de freins sont pointés du doigt : la protection des données personnelles, la qualité des données des systèmes d’information, l’isolement des données qui ne facilite pas les mises en corrélation et notamment avec celles des acteurs privés. Le développement de services autour des données ouvertes avec une réelle valeur ajoutée ne connait pas les frontières entre données des secteurs public ou privé, ou encore les données d’une collectivité à une autre. Des expérimentations émergent en France pour tester le « datasharing« , une technique consistant à créer des entrepôts de données à l’échelle d’un territoire où seront entreposées des données de différents acteurs pour produire un service donné. Des expérimentations sont menées à Grenoble et par l’agglomération Plaine Commune en Ile de France.

Du côté des actions de l’Etat en faveur de l’open data, le principal temps fort du mois d’avril fut la conférence internationale « l’open data et le gouvernement ouvert ». Cet événement a confirmé l’engagement des administrations sur ce nouvel enjeu avec l’intervention de la Cour des Comptes, l’intervention du gouvernement pour l’adhésion à « l’open government partnership » et la préparation d’une feuille de route d’ici octobre 2011, ainsi qu’au niveau des collectivités via l’intervention de la ville de Paris qui qualifie l’open data comme la brique essentielle de la ville du futur. La ville de Paris va d’ailleurs introduire une nouvelle clause au sein de ses appels d’offres relatifs aux données produites en open data.

Source : Localtis, gazette des communes, Blog TIC Maire de Grandes Villes

Alertes Administration Numérique N°5 – Vol. 12