Lors d’une journée thématique « Hôpital numérique » à Rennes, les acteurs rassemblés ont fait entendre leur profonde déception quant à l’informatique hospitalière de ces dernières années, qui a été plutôt conçue pour faire de la gestion plutôt que pour améliorer les soins. Les intervenants ont particulièrement ciblé les SI en lien avec la T2A (tarification à l’activité) ou les bases de données pour la facturation des caisses primaires d’assurance maladie. La chargée de mission systèmes d’information et télémédecine à l’agence régionale de santé (ARS) Bretagne a néanmoins rappelé que, si il y a eu une vague d’informatisation en ce sens, aujourd’hui la volonté est de donner la priorité au projet médical. Elle affirme également que la notion de SIH (système d’information hospitalier) présageait un SI global qui ne répondait pas forcément aux besoins de toutes les spécialités de médecine. Enfin, le budget consacré au système d’informatisation se révèle encore faible, à hauteur de 1,7% du budget total des hôpitaux en 2013.

Une interview d’un chercheur de l’INSERM et d’une entreprise intervenant dans le domaine de la santé corrobore ce constat : le numérique dans le secteur de la santé se limite encore souvent à l’équipement (tablette au pied du patient…) au détriment de véritable SIH gérant des données de santé (protocoles médicaux, suivi des patients…) partagées pas tous les intervenants de la sphère médicale et sociale mais aussi du patient lui-même, qui à terme pourrait être impliqué dans la gestion de ses données médicales.

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Source : TICsante.com, L’Atelier

Alertes Administration Numérique N°4 – Vol.12