Lors de sa dernière étude sur les chantiers numériques des ministères et agence de l’Etat, MARKESS s’est intéressé à l’évolution de la proportion des chantiers numériques intégrant des solutions open source au sein de ces organismes publics. L’analyse des réponses des 40 décideurs interrogés montrent qu’un tiers d’entre eux vont augmenter le nombre de leurs projets numériques intégrant des solutions open source.

Les ministères et agences de l’Etat ont en effet fait le choix de l’open source pour certains de leurs environnements informatiques depuis ces dernières années et la circulaire Ayrault fin 2013 renforce cet engagement. Néanmoins, l’étude révèle que, pour plus de 50% des décideurs interrogés, leurs principales motivations en faveur de l’open source sont liées à des garanties d’interopérabilité entre différentes applications et la conservation de la maîtrise des solutions applicatives. Parmi les exemples les plus révélateurs de l’avancée de l’open source au sein des ministères, le Ministère de l’Intérieur et la Gendarmerie nationale ont fait le choix depuis plusieurs années des logiciels libres, le Ministère de l’Economie avance sur la généralisation de l’usage des formats ouverts et de LibreOffice en parallèle de Microsoft Office, la DGFIP utilise Linux côté serveur et une messagerie libre, etc. Les actions restent encore disparates et au libre arbitre de chaque DSI des services ministériels. Si la gratuité de la solution à l’acquisition n’est plus un argument de poids, c’est qu’il s’agit aussi de faire vivre ces solutions sur le long terme en réinvestissant les économies de départ dans des actions de R&D.

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Source : MARKESS, Silicon

Alertes Administration Numérique N°2 – Vol.12