Selon l’étude de MARKESS sur les territoires intelligents avec le numérique, 78% des décideurs du secteur public placent l’élu au coeur de la conduite d’une démarche de gestion intelligente des villes et territoires avec le numérique ! Il est la pièce maîtresse contribuant au succès de tels projets, loin devant la formalisation d’un plan de développement du numérique, la présence d’une infrastructure très haut débit, le financement ou encore la concertation entre acteurs. Autant dire que l’investissement et l’engagement humains s’imposent comme un point crucial pour la réussite de ces projets : comme l’affirme Erik Orsenna, ces édiles des territoires sont comme des « artisans d’art, tissant en permanence des liens entre tout ce qu’il y a sur leur territoire ». Pascale Luciani-Boyer, adjointe au maire de Saint-Maur des Fossés, rappelait cette comparaison lors du congrès des maires, invitant les élus « à aller vers la ville connectée, car celle-ci recrée du lien social ».

Les prochaines élections municipales posent en effet la question de la prise en main du numérique par les futurs élus. Souvent désemparés devant ces nouveaux enjeux, Pascale Luciani-Boyer invite à la création de formations pour partager une culture numérique pour tous les élus et à la formalisation de délégations sur le numérique.

Les enjeux sont en effet de taille :

- Satisfaire la demande des citoyens aguerris aux services en ligne : la dernière étude de MARKESS dédiée aux collectivités locales confirme l’engagement de celles-ci en faveur de services de qualité pour le citoyen. Ces évolutions se concrétisent par la généralisation des services en lignes traditionnels sur les sites internet des collectivités avec de fortes ambitions pour le paiement en ligne. Les tendances les plus prometteuses d’ici 2015 sont en faveur de services sur supports mobiles et de géolocalisation de données.

- Maîtriser la dépense publique en optimisant les processus internes à la collectivité : pour répondre à cet enjeu, la dématérialisation de documents et de processus (courriers entrants, dossier RH, documents financiers ou de marchés publics…) contribue largement à l’effort mais aussi à l’implémentation de modes de travail plus collaboratifs et mobiles pour les agents (portails agents, gestion de projet, agenda partagé, messagerie, réseau social interne…). Une bonne conduite des politiques publiques passe aussi par une analyse optimisée des données de la collectivité à la fois pour l’aide à la décision et l’ouverture des données publiques susceptibles de générer des services innovants par des tiers.

- Moderniser l’ensemble des politiques publiques (éducation, transport, développement économique, santé/social, culture…) pour promouvoir un territoire attractif : l’étude « territoires et villes intelligentes » de MARKESS International révèle d’ores et déjà des initiatives précurseurs de ce mouvement. L’éducation, le développement économique et la gestion des transports se manifestent par des projets plus matures et répandus (les tableaux blancs interactifs pour l’éducation, les réseaux haut et très haut débit pour l’économie, les plates-formes d’intermodalités pour les transports). La santé/social et la gestion environnementale et énergétique font partie des domaines en maturation avec déjà des premières expériences réussies (maintien à domicile, éco-quartier…).

Il ne reste plus qu’à convaincre les élus d’amorcer le mouvement : la clé est peut-être dans la démonstration des bénéfices et retours sur investissements de tels projets !

Les  projets numériques les plus susceptibles de générer un ROI pour les collectivités

Echantillon : 50 décideurs de collectivités locales

Extrait d’étude : « Projets numériques des collectivités locales : bénéfices citoyens, économiques, sociaux et environnementaux, France, 2013-2015″

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Alertes Administration Numérique N°11- Vol.11