Mi-septembre, le Premier Ministre a rappelé à l’ordre les ministères grâce à une circulaire les incitant à davantage partager leurs données publiques. Cette initiative marque un fort engagement du gouvernement et est présentée comme une action clé en faveur d’une « République exemplaire », avec une forte volonté de modernisation et de développement de services économiques.

Néanmoins, l’ouverture des données publiques représente pour les administrations un bouleversement beaucoup plus large que la simple mise en ligne de données : c’est avant tout l’ensemble de la chaîne de production de ces données qui est impactée, comme le souligne l’étude de MARKESS International sur le secteur public. Un travail est à réaliser pour la mise en forme de ces données, pour leur visualisation et modélisation, facilitant leur compréhension par le grand public et la réutilisation par des développeurs.

D’autre part, les collectivités sont au premier plan des initiatives conduites en matière d’open data : développement de portail, mise en forme de données, outils de visualisation de données, automatisation, gestion des flux, animation du projet pour susciter l’innovation… autant d’actions générant un coût non négligeable, notamment en terme de ressources humaines. Les méthodes de diffusion employées selon chaque territoire sont très diverses : portail dédié, extension de portails existants, logiciel en mode SaaS, raccordement à un portail régional… Les collectivités ont la propension à développer ces portails de façon autonome, car ce profil de projet a une très forte valeur en terme d’image pour chacune d’elles. Les solutions logicielles sont enfin très souvent des solutions open source.

En savoir plus suite à la circulaire du Premier Ministre

Le coût de l’open data dans les collectivités locales

Source : lagazettedescommunes.fr, LeMagIT, MARKESS

Alertes Administration Numérique N°9 – Vol.11