Dans le cadre du salon Cloud Computing World Expo en avril 2013, MARKESS International a animé la table ronde intitulée « Intercommunalités, départements et régions : où (en) sont les Clouds locaux ? Qu’apportent-ils ? »


Cette table ronde a réuni 3 témoins de collectivités locales ayant implémenté des services de cloud selon des modèles et des objectifs parfois différents. Leur témoignage a permis de confronter leurs points de vue, en particulier sur les points clés suivants :

- Le modèle d’implémentation : le cloud privé entièrement dédié aux besoins de la collectivité est admis par tous les participants, la différence principale réside dans l’implémentation au sein des locaux de la collectivité (cas de Nîmes Métropole, du Syndicat Manche Numérique) ou chez un prestataire externe (comme pour la communauté d’agglomération du Bourget). Ces choix différents s’expliquent en partie d’après le contexte dans lequel la décision a été prise pour chacune de ces collectivités. Par exemple, Nîmes Métropole a décidé de passer son infrastructure en mode cloud il y a environ 5 ans : à cette époque les offres externes n’étaient pas suffisamment matures et le niveau d’infrastructures réseau du territoire ne permettaient pas d’envisager des services via le réseau. La commande étant de moderniser le SI selon une approche durable, il a néanmoins été décidé de recourir au cloud mais opéré en interne. Si des choix devaient être opérés aujourd’hui, l’externalisation du cloud serait envisageable (sous réserve du calcul du ROI des deux méthodes). L’avantage d’un cloud externalisé est notamment d’effectuer un transfert de compétences des agents de la DSI vers la gestion de projets et l’accompagnement des services métiers (et non plus au profit de la gestion technique d’infrastructures). Ce bouleversement des modes de fonctionnement de la DSI est un point sensible à prendre en compte dans la conduite du projet. Dans le contexte de Manche Numérique, le syndicat a vocation, déjà depuis de nombreuses années, à mutualiser des services au bénéfice des communes du territoire, et à ce titre, dispose des compétences et des ressources nécessaires pour opérer un cloud en interne (création d’une task force entre les services du syndicat et la DSI du conseil général). Cette notion de mutualisation, fondatrice du syndicat, qui se positionne en quelques sortes comme un prestataire de services auprès des collectivités du département, justifie un cloud privé interne. Néanmoins, tous les services n’auront pas forcément vocation à être localisés dans le nuage départemental selon la nature des projets.

- Les services proposés : les services d’infrastructures constituent les fondamentaux en répondant aux  premiers besoins des petites collectivité qui n’ont pas les moyens d’entretenir des serveurs par elles-mêmes. Dans le cas de Nîmes Métropole sont mentionnées la vidéosurveillance et l’implémentation d’usages numériques dans l’éducation avec l’arrivée des tableaux interactifs, des tablettes et des espaces numériques de travail (ENT). Progressivement, pour l’ensemble des témoins, il s’agira d’évoluer vers des services innovants dits « intelligents » avec notamment des applications sur supports mobiles, la gestion énergétique de bâtiments, etc. La montée en puissance des services doit se faire dans un climat de confiance : une collectivité débutera le plus souvent par des services d’infrastructures (premier palier pour instaurer de nouveaux modes de fonctionnement) et une fois les conditions de la confiance établie, elle se projettera vers d’autres services.

- Le retour sur investissement : selon le niveau de maturité des projets présentés, les bénéfices ne sont pas encore complètement mesurables. Malgré tout voici quelques chiffres indicatifs :

Source MARKESS International

Accès à la vidéo de la table ronde

Télécharger le référentiel de pratiques « Accélérer la migration des applications dans le cloud » de MARKESS International

Alertes Administration Numérique N°8 – Vol.11