Luc Pierre-dit-Mery, en charge de l’urbanisation et de l’interopérabilité des systèmes d’information à la DISIC présente les intérêts d’une stratégie globale d’urbanisation des systèmes d’information de l’Etat, qui constitue un vaste ensemble complexe avec beaucoup d’acteurs. Il est donc nécessaire, dans un premier temps, de favoriser la compréhension commune grâce à un cadre partagé de travail : vocabulaire, cartographie… et de mettre en réseau les experts pour mieux s’identifier. La démarche globale est bien de casser la logique de production de systèmes d’information en silos pour évoluer vers une co-construction avec, comme objectif ultime, une meilleure qualité de services pour l’usager.

L’Etat comprend une variété de métiers importante avec des histoires propres et avec des caractéristiques RH spécifiques. Le premier enjeu est de faire comprendre que le numérique est un levier de transformation de l’Etat.

Les axes de travail majeurs comprennent :

  • La gouvernances des données avec un travail sur les référentiels de données, sur les aspects décisionnels, la mise à disposition des données publiques, la normalisation des échanges… ;
  • La rationalisation et la maîtrise du système d’information à la fois vis-à-vis des infrastructures, des réseaux, des centres de données, des couches logiciels…

Il est encore tôt pour mesurer les bénéfices des actions entreprises par la DISIC. Une feuille de route à 3 ans (2013-2015) sera publiée prochainement pour présenter le cadre stratégique commun de transformation des systèmes d’information de l’Etat.

La DISIC, c’est aussi des évolutions des ressources humaines informatiques avec un contrat de progrès signés par ministère et une communication auprès des éditeurs pour leur montrer que la gouvernance est en train de se mettre en place en matière de stratégie d’achats, plus homogène entre services.

En savoir plus

Cadre commun d’urbanisation de l’Etat

Source : IT-expert Magazine, modernisation.gouv.fr

Alertes Administration Numérique N°3 – Vol.11