La mission Etalab donne une seconde impulsion à l’ouverture des données publiques, selon son nouveau directeur, Henri Verdier, qui affirme qu’il s’agit désormais de tirer profit de l’open data dans les politiques publiques. Des débats thématiques seront lancés en 2013 pour lever certains points de blocage comme le type de données à publier, échanger avec les acteurs de la santé, du logement, des transports, de l’éducation, des risques environnementaux, de l’emplois, etc. Une feuille de route doit préciser la stratégie du gouvernement en matière d’administration électronique et d’open data dans quelques semaines. En parallèle, les administrations, et en particulier les collectivités locales précurseurs, peaufinent leur stratégie ou se lancent dans l’aventure :

- Le conseil général des Hauts-de-Seine a ouvert son portail de données publiques en janvier 2013 sur lequel sont publiées des données relatives au budget, aux transports, à la solidarité, à l’environnement (localisation des arbres), à l’habitat. Ces données sont visualisables au format brut ou avec des outils de visualisation graphique. Elles sont publiées au format classique ou accessibles via une API pour les développeurs et sous la licence « open licence ». Ce portail répond à deux objectifs : la transparence de l’action publique et le développement économique en permettant l’accès des données aux professionnels. Le conseil général a mis les moyens pour se donner toutes les chances de réussite : gestion transversale du projet avec une cinquantaine de correspondants dans les services et disposant d’une culture « données » confirmée, la sélection de données dont la qualité peut être gérée durablement, l’association d’experts certificateurs des données, l’acquisition de compétences (spécialistes de l’information géographique, des nouvelles technologies, juristes pour les licences, des communicants) et le soutien des élus au plus haut niveau.

- La communauté urbaine de Bordeaux a réalisé un premier bilan de ses initiatives open data et constate que les premiers bénéfices ne sont pas concordants avec les attentes : seulement 8 applications créées et les développeurs concernés ne vivent pas de ce travail.  Parmi les freins repérés sont notés le choix d’une licence obsolète qui conduit donc à un changement vers la licence ODBL, la quantité et la nature des données publiées, le peu de ressources avec seulement 6 personnes pour la collecte et la mise en ligne et aucun recrutement prévu à ce jour. Pourtant l’objectif est bien d’évoluer vers des données en 3D, ce qui représente une charge de travail en interne importante : un portage plus soutenu auprès des services apparaît nécessaire ainsi que l’installation de forums d’échanges pour communiquer vers l’extérieur, notamment vers les écoles, les universités, les développeurs, etc.

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Exemple des Hauts-de-Seine

Exemple de la communauté urbaine de Bordeaux

Note des Analystes de MARKESS International

Dans le cadre de sa dernière étude dédiée aux collectivités locales, MARKESS International a analysé la volonté des collectivités d’avancer vers une stratégie open data. Un décideur sur deux annonce souhaiter enclencher une stratégie « open data » d’ici 2014. Pour en savoir plus sur l’open data au sein des collectivités locales

Source : Le MagIT, Décisions-Achats, La Gazette des Communes

Alertes Administration Numérique N°2 – Vol.11