La volonté d’évoluer vers une infrastructure en mode cloud, pour les besoins de l’Etat mais aussi des collectivités locales, soulève les réflexions suivantes :

- En ce qui concerne les administrations d’Etat, la direction interministérielle des systèmes d’information (DISIC) affiche sa volonté de rationaliser les 130 centres de données de l’Etat qui représentent 25 000 serveurs pour 25 000 m2 et 20 000 agents. Il s’agit de de virtualiser l’accès et la production des services informatiques, de mutualiser les fonctions support de services et d’évoluer peu à peu vers un modèle de type « cloud computing ». Des réflexions sont en cours en partenariat avec la DILA. Le projet Andromède peut aussi représenter une alternative sous réserve de la sensibilité des données, ce projet étant potentiellement un cloud public. Pour avancer sur ce sujet, deux axes doivent être adressés : un axe technique en sensibilisant les informaticiens, déjà nombreux à être convaincus car ils ont déjà avancé sur la virtualisation de leurs serveurs, et un axe processus avec un projet d’accompagnement et une approche par la preuve (POC).

- En ce qui concerne les collectivités locales et les services de l’Etat de petite taille (rectorats, tribunaux,…), le projet Andromède peut leur ouvrir des perspectives. Tout d’abord, ces entités ont intérêt à recourir au cloud computing de par leur manque de moyens en interne pour exploiter des environnements informatiques. Le projet Andromède, conçu sous le signe de la maîtrise de la souveraineté nationale, peut leur fournir des services mutualisés et leur garantir la localisation de leurs données en France. Néanmoins, il s’agirait au préalable de définir un contrat de services spécifique au territoire et de privatiser un certain nombre d’infrastructures spécifiquement pour les entités publiques françaises concernées, à l’image d’Amazon aux Etats-Unis qui a privatisé une partie de son infrastructure pour le gouvernement américain (cf. Gcloud).

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Source : Acteurspublics.com

Alertes de l’administration N°7 – Vol.10