Une question à l’Assemblée Nationale sur Andromède, le projet de cloud français (conglomérat regroupant Orange, Thalès et Dassault Systèmes) qui souhaite se positionner comme « géant français » du cloud et assurer la « souveraineté des données » contre les acteurs essentiellement américains du cloud, met en exergue les conséquences d’un tel choix vis-à-vis des offres de cloud français d’autres prestataires privés comme de jeunes sociétés innovantes et rappelle que l’Etat pourrait être à même de concevoir un cloud à partir des milliers de serveurs sous-exploités des data centers ministériels. Ce dernier point pourrait être utile notamment pour les collectivités territoriales qui n’ont pas les moyens de financer des services de SaaS, PaaS ou IaaS.

Le ministre de l’économie rappelle dans un premier temps que le projet Andromède s’inscrit dans le cadre des investissements d’avenir et de l’appel à manifestations d’intérêt du Fonds pour la Société Numérique (FSN) ouvert jusqu’en 2016. Cet appel à manifestation s’adressant à tous les acteurs, la sélection d’un projet d’ampleur importante ne diminue pas les chances d’accès des jeunes entreprises à cette source de financement. D’autre part, le ministre rappelle que le recours à l’informatique en nuage pour les besoins de l’État se pose indépendamment des projets financés par le FSN. Ce projet sera conduit de la manière suivante :

- l’implémentation d’un cloud d’Etat sera soumis au code des marchés publics ; c’est pourquoi rien ne permet de savoir à l’avance si le cloud d’Etat via les serveurs ministériels sera la solution la plus avantageuse ;

- si l’opportunité de mieux utiliser les ressources des centres informatiques gouvernementaux s’avèrait intéressante, des travaux préparatoires seront nécessaires pour garantir l’efficacité et la sécurité du dispositif. Ces orientations sont actuellement en chantier entre la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication (Disic) et les ministères.

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Source : Assemblée nationale

Alertes de l’administration N°21 – Vol.9