Le Sénat a adopté, début novembre 2011, le principe de la carte nationale d’identité numérique : il s’agira d’une base de données centralisée qui contiendra les informations de la puce avec les données biométriques. Environ 45 millions de personnes seront concernées. Les recommandations de la CNIL et du Conseil d’Etat ont été retenues en enregistrant uniquement 2 empreintes digitales et non pas 8 comme proposé initialement. Le choix du Sénat a été de privilégier la technique dite du « lien faible », qui permet d’identifier la quasi-totalité des usurpations (on parle de 99,9%), mais empêche en revanche le rapprochement entre données biométriques (empreinte, visage) et une identification (proposition initiale du ministre de l’intérieur, technique dite du « lien fort » permettant de rapprocher les données biométriques et la base centralisée des titres, exploitables par plusieurs services étatiques sans réquisition judiciaire). Un député de la majorité a rappelé le risque suivant : « A l’instant « T », je n’ai pas de crainte. Mais nous ne pouvons pas laisser derrière nous, démocrates soucieux des droits protégeant les libertés publiques, un fichier que, dans l’avenir, d’autres, dans la configuration d’une histoire dont nous ne serons plus les écrivains, pourront transformer en outil dangereux et liberticide ».

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Source : L’Informaticien

Alertes de l’administration N°20 – Vol.9