Créé début 2011, la DISIC est constituée d’une équipe auprès du 1er ministre et est en charge de la stratégie, de l’urbanisation, de la maîtrise des couts et de la gestion des risques des systèmes d’information de l’Etat. Elle s’attache à installer une gouvernance commune en ré-haussant les DSI des ministères auprès des directions générales afin qu’elles soient intégrées en amont des réflexions. Une vision en silo n’est en effet plus possible car cela coûte cher. Il s’agit également de concevoir un Etat agile malgré la difficulté de la tâche pour embarquer tous les acteurs. Si une architecture SOA globale s’avérerait trop complexe à mettre en œuvre, il s’agit avant tout d’intégrer des cycles plus courts dans la production des projets, d’obtenir des solutions réplicables, de produire des génériques et d’éviter de réinventer le roue. D’autre part, le rôle de la DISIC est d’accompagner l’avènement de l’e-administration avec une volonté générale d’orienter les systèmes d’information vers le service à l’usager : le front-office vient influencer les systèmes internes. La rationalisation du patrimoine applicatif n’est jamais terminée : si Chorus et l’ONP marque des avancées, des démarches de types ERP seront probablement encore nécessaires pour centraliser et aligner les organisations. Enfin, l’externalisation reste toujours une solution non négligeable car l’Etat n’a pas la capacité de tout conserver, néanmoins certaines données associées à des fonctions souveraines n’ont pas vocation à être hébergées à l’autre bout du monde. La DISIC travaille actuellement aux recommandations à respecter en la matière.

En savoir plus

Source : Le Journal du Net

Alertes de l’administration N°17 – Vol.9